26 mai
Le 26 mai est le 146 jour de l'année (147 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1303 : Élizabeth Ryksa épouse Venceslas II et elle est couronnée reine de Bohême et de Pologne.
- 1657 : Louis XIV, roi de France, brigue la couronne d'empereur du Saint Empire romain germanique, en faisant officiellement acte de candidature, mais c'est le candidat germanique - Léopold de Habsbourg - qui sera élu, en 1658.
- 1896 : Couronnement de l'empereur Nicolas II de Russie
- 1933 : L'Australie revendique un tiers du continent antarctique.
- 1944 : Bombardement de Chambéry, Grenoble, Lyon, Nice et Saint-Étienne
- 1964 : La Chine rejette un appel de la Grande-Bretagne, lui demandant d'intervenir pour que cessent les combats au Laos.
- 1966 : Indépendance du Guyana
- 1979 : Israël restitue officiellement à l'Égypte la ville d'El Arich, capitale du Sinaï, en application des accords de Camp David.
- 1986 : La Communauté européenne adopte officiellement son drapeau.
Arts & culture
Archéologie
- 1954 : La barque funéraire du pharaon Khéops est découverte en Égypte.
Beaux-Arts
Cinéma
- 1982 : Sortie en salles en France du film « Passion » de Jean-Luc Godard.
- 1982 : Sortie en salles en France du film « Les Fantômes du chapelier » de Claude Chabrol.
Sport
Football
- 1993 : Le club de l' Olympique de Marseille gagne la « Ligue des champions » en battant en finale à Munich le Milan AC 1 à 0, sur un coup de tête de Basile Boli, et devient ainsi le premier club français à remporter une compétition européenne.
Naissances
- 1669 : Sébastien Vaillant, botaniste français († 1722).
- 1799 : Felipe Poey, zoologiste cubain († 1891).
- 1799 : Alexandre Pouchkine, poète, dramaturge et romancier russe († 1837).
- 1878 : Isadora Duncan, danseuse américaine qui a révolutionné la danse contemporaine par ses improvisations († 1927).
- 1881 : Adolfo de la Huerta, président du Mexique en 1920 († 1925).
- 1883 : Mamie Smith, danseuse de revue, chanteuse de jazz et de blues et actrice américaine († 1946)
- 1886 : Al Jolson, compositeur et acteur américain († 1950).
- 1907 : Jean Bernard, médecin et académicien français
- 1907 : John Wayne, acteur, producteur et réalisateur américain († 1979).
- 1913 : Peter Cushing, acteur britannique († 1994).
- 1920 : Peggy Lee, chanteuse et actrice américaine († 2002).
- 1949 : Pam Grier, actrice américaine.
- 1964 : Lenny Kravitz, chanteur et musicien américain.
- 1966 : Helena Bonham Carter, actrice britannique.
Décès
- 946 : Edmond Ier d'Angleterre, roi d'Angleterre de 939 à 946.
- 1693 : Madame de La Fayette, écrivain français (° 1634).
- 1703 : Samuel Pepys, auteur de « Mémoires » célèbres dans lesquels il fait la description détaillée de la vie quotidienne en Grande-Bretagne sous le règne de Charles II.
- 1814 : Joseph Ignace Guillotin, médecin (° 28 mai 1738), qui préconisa en 1789 un moyen de mise à mort mécanique, auquel on a donné plus tard le nom de guillotine, à son corps défendant.
- 1905 : Alphonse de Rothschild (° 1827).
- 1976 : Martin Heidegger, philosophe allemand (° 1899).
- 1993 : Tahar Djaout, journaliste, poète et romancier algérien.
- 2000 : Maurice Richard (hockey), joueur de hockey profesionnel (° 1921).
- 2005 : Aboubacar Sangoulé Lamizana, ancien président de la Haute-Volta
Célébrations
Prénom
- Bérenger, Bérengère
Saints catholiques du jour
- Saint Philippe Neri
- Saint Prix
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月26日
ko:5월 26일
ms:26 Mei
simple:May 26
th:26 พฤษภาคม
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
AnnéeL'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons.
Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré.
Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.
Historique et d'autres types d'année en astronomie
Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons.
Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique.
Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire. En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours.
Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique.
Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)
Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile
- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.
L'année tropique
L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles.
La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.
Les différentes années tropiques conventionnelles
- Lannée vague compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.
Liens internes
- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire
Catégorie:Unité de temps
Catégorie:Calendrier
Catégorie:Chronologie
ja:年
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zh-min-nan:Nî
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
1303Catégorie:1303
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Années 1280 | Années 1290 | Années 1300 | Années 1310 | Années 1320
1298 | 1299 | 1300 | 1301 | 1302 | 1303 | 1304 | 1305 | 1306 | 1307 | 1308
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Cette page concerne l'année 1303 du calendrier julien.
Événements
Asie
- Au Japon, Hôjô Takatoki, dernier régent Hôjô, prend le pouvoir (fin en 1333).
- Douwa, khan de Transoxiane, persuade son suzerain Djeper, fils de Qaïdu, de reconnaître la suzeraineté de la dynastie Yuan.
- Une armée djaghataïde de 120 000 hommes dirigée par Turgaï marche contre Delhi qu’elle assiège pendant plusieurs mois. Ne pouvant démolir les murailles de la ville, les Mongols se retirent, après avoir saccagé toute la région et le Pendjab.
- Le sultan de Delhi Ala ed-Din Muhammad Khiji s’empare de la forteresse rajput de Chitor qui se défend héroïquement.
Proche-Orient et monde arabe
- Nouvelle avancée des Mongols de Perse repoussée par les Mamelouks à Chaqah.
- Le dernier Saljûqide de Rum meurt sans descendance. Le pays est divisé en une vingtaine de principautés turkmènes.
Afrique
- Début du règne d'Aboubakar au Mali (jusqu'en 1312).
Europe
- 26 mai : Élizabeth Ryksa épouse Venceslas II et est couronnée reine de Bohême et de Pologne.
- Excommunication du roi de France.
- 7 septembre : Attentat d'Agnani Philippe IV le Bel de France fait arrêter le pape Boniface VIII par Guillaume de Nogaret.
- Guillaume de Nogaret, envoyé par Philippe le Bel pour se saisir du pape Boniface VIII et le sommer de se rendre au concile général, force les portes de la résidence pontificale d’Anagni avec une troupe de sbires recrutés par Sciarra Colonna (7-9 septembre). Le pape est brutalisé (giflé avec un gantelet de fer) et arrêté. Libéré le lendemain, il mourra peu après à Rome (11 octobre) des suites de ce choc (?). Son successeur renouera avec Philippe le Bel.
- Début du pontificat de Benoît XI (jusqu'en 1305).
- Campagne d’Édouard Ier d'Angleterre en Ecosse (fin en 1304).
France
- 20 mai : Traité de Paris entre Philippe IV le Bel et Édouard Ier d'Angleterre. La France restitue l'Aquitaine (la Guyenne), à condition que le roi d'Angleterre rende hommage pour ses possessions continentales.
- Mort d’Othon IV de Chalon. Sa femme Mahaut d'Artois s’intitule comtesse d’Artois, de Bourgogne palatine et dame de Salins.
Empire Byzantin
- L'Empire byzantin tombe sous la main des Almugaraves (jusqu'en 1311).
- Andronic II Paléologue embauche contre les Turcs les Almugavars, des compagnies de routiers aragonais et navarrais débauchés après la paix de Catalbellota (1302).
- Tremblement de terre à Candie (Crète) qui fait 4000 victimes. La ville compte 10000 habitants, s’étend sur 78 ha et sa population ne cesse d’augmenter malgré le séisme et la peste de 1348.
- Les Génois obtiennent d’Andronic II le droit de clore de mur leur comptoir de Péra-Galata.
Russie
- Georges Danilovitch devient prince de Moscou (fin en 1325). Il annexe le territoire de Mojaïsk, conquis sur Smolensk.
Arts & culture
- Le peintre italien Giotto peint la fresque de la chapelle de l'Arena à Padoue.
- Duns Scot est banni de France pour avoir refusé d’apporter son soutien à Philippe IV dans sa querelle avec le pape Boniface VIII au sujet de la levée des décimes. Après un bref exil, Duns Scot retourne à Paris où il enseigne jusqu’en 1307.
- Fondation de l'université de Rome par le pape Boniface VIII (théologie et droit).
Sciences & techniques
- Le mathématicien chinois Zhu Shijie fait paraître son Miroir de jade des quatre principe.
- Première apparition de l'artillerie en Europe.
Économie
- Duns Scot dénonce les dangers que font courir à la société les spéculateurs.
- L'ordre des Templiers devient organisme officiel de crédit dans le royaume de France.
- Apparition du Fouage en France, impôt dû non plus par des tenanciers ou des vassaux, mais par des sujets (levée royale répartie par feu entre les familles du royaume, qui a un caractère encore irrégulier).
- Carta Mercatoria, charte accordant aux marchands hanséates et italiens l’extraterritorialité en Angleterre au sein de quartiers réservés, ainsi que l’exemption de tout impôt direct en échange de la perception de droits sur les marchandises qu’ils font transiter.
- Ibn Battuta, grand voyageur arabe.
- Boniface VIII, pape.
- Othon IV de Bourgogne
ko:1303년
Venceslas II de Bohême (roi)
Venceslas II de Bohême (en tchèque Václav II., en polonais Wacław II Czeski, en allemand Wenzel II.), de la dynastie des Premyslides, est né le 17 septembre 1271 et décédé le 21 juin 1305 à Prague. Il est le fils d’Ottokar II de Bohême et de Cunégonde de Tchernigov.
Il est roi de Bohême (1278-1305), duc de Cracovie (1291-1305) et roi de Pologne (1300-1305).
Roi de Bohême
Venceslas n’a pas encore sept ans lorsque son père décède le 26 août 1278. Le margrave du Brandebourg Othon IV assure la régence aux dépens d’Henri IV le Juste qui espérait devenir le protecteur du jeune prince. Venceslas et sa mère sont emprisonnés par Othon. Venceslas est libéré en 1283 et commence à régner sur la Bohême. Le 24 janvier 1285, il épouse Judith de Habsbourg, la fille de l’empereur Rodolphe I. En 1289, le duc de Bytom Casimir devient un vassal de Venceslas. C’est le début de la domination tchèque sur la Silésie. En 1290, il fait exécuter son tuteur et conseiller, Záviš de Falkenstein, qui avait épousé sa mère, et prend seul les rênes du pouvoir.
Après la mort d’Henri IV le Juste le 23 juin 1290, c’est Przemysl II qui hérite du trône de Cracovie. La bourgeoisie allemande de Cracovie et le clergé ont soutenu, sans succès, la candidature de Venceslas. Celui-ci, en termes de sécurité, de prestige et d’espoir de développement économique, offre de meilleures perspectives que Przemysl II ou Ladislas Ier le Bref, mais avec le danger que la Pologne soit intégrée au Saint-Empire.
Duc de Cracovie
En 1291, les ducs de Cieszyn et d’Opole deviennent des vassaux de la Bohême. La même année, menacé par Ladislas Ier le Bref et impopulaire à Cracovie, Przemysl II est contraint de signer un accord avec Venceslas II. Il lui abandonne la Petite Pologne ainsi que le duché de Sandomierz dont Ladislas le Bref s’était emparé. Pour s’assurer du soutien de la Petite Pologne, Venceslas exempte de nouveaux impôts le clergé, la bourgeoisie et la haute noblesse. Ceux-ci conservent également tous leurs anciens privilèges.
En 1292, Venceslas fonde la ville de Nowy Sącz, pour renforcer sa position en Petite Pologne. Il s’empare des duchés de Sandomierz et de Sieradz qui étaient occupés par son principal adversaire, Ladislas Ier le Bref, qui se retranche dans son duché de Cujavie. Le 6 juin 1293, à Kalisz, à l’initiative de l’archevêque Jakub Świnka, Przemysl II, Ladislas le Bref et son frère Casimir II de Łęczyca s’allient contre Venceslas.
En 1298, Ladislas Ier le Bref, qui est devenu duc de Grande Pologne mais dont le prestige s’est érodé, reconnaît Venceslas comme suzerain. Les puissants de Grande Pologne acceptent que Venceslas II devienne roi de Pologne, à la condition qu’il épouse Élizabeth Ryksa, la fille de Przemysl II, dès qu’elle aura atteint l’âge de quinze ans (Judith de Habsbourg est décédée en 1297). Il se fiance avec Élizabeth Ryksa qui s’installe à Prague. En 1300, Venceslas chasse du pays Ladislas Ier le Bref et s’empare de la Grande Pologne ainsi que de la Poméranie de Gdańsk.
Roi de Pologne
Ayant réunifié une grande partie des territoires polonais à l’exception de la Mazovie, Venceslas II est couronné roi de Pologne (sous le nom de Venceslas I de Pologne), à Gniezno le 25 juillet 1300, par l’archevêque Jakub Świnka.
En 1301, il offre à son fils Venceslas III, âgé de 11 ans, la couronne de Hongrie. Il renforce aussi son influence en Silésie en devenant le protecteur des jeunes ducs de Legnica et de Wrocław. Cette montée en puissance de Venceslas II est mal acceptée par les Hongrois, par le pape et par Albert de Habsbourg, ce qui provoque une foire d’empoigne pendant quelques années. Ainsi, en 1302, le pape Boniface VIII interdit à Venceslas II de porter le titre de roi de Pologne. En 1303, le duc Henri III de Głogów, dernier sérieux opposant à Venceslas en Pologne, reconnaît la suzeraineté de ce dernier.
Le 26 mai 1303, à la cathédrale de Prague, Élizabeth Ryksa épouse Venceslas II et elle est couronnée reine de Bohême et de Pologne.
En 1304, Venceslas réussit à repousser une invasion de la Bohême par le Saint-Empire.
Politique intérieure
En Pologne, il s’appuie sur les starostes pour gouverner, mène une politique de développement des villes et essaie de placer ses partisans aux fonctions les plus élevées de l’Église. En Bohême, il promulgue un code royal (Jus regale montanorum) qui détermine les bases de l'extraction minière et réalise une réforme monétaire.
Décès et succession
Venceslas II envisageait d’envahir l’Autriche lorsqu’il décède des suites d’une tuberculose le 21 juin 1305. Son fils Venceslas III lui succède.
Venceslas 02
Venceslas 02
Venceslas 02
Venceslas 02
Catégorie:Duc de Grande Pologne
Venceslas II de Bohême
Venceslas II de Bohême
Venceslas 02
ja:ヴァーツラフ2世
1657Catégorie:1657
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Cette page concerne l'année 1657 du calendrier grégorien.
Événements
- 26 mai : Louis XIV, roi de France, brigue la couronne d'empereur du Saint Empire romain germanique, en faisant officiellement acte de candidature, mais c'est le candidat germanique - Léopold de Habsbourg - qui sera élu, en 1658.
- Baltasar Gracián publie la troisième partie du Criticón.
- Colbert organise rationnellement la production nationale sous contrôle de l'État.
- Il est interdit à la noblesse française de se rassembler.
- L'Électeur de Brandebourg obtient la souveraineté sur la Prusse, au détriment de la Pologne.
- Le Bernin commence l'édification de la colonnade de la Place Saint-Pierre de Rome (fin en 1663).
- Le peintre espagnol Diego Vélasquez peint Les Fileuses.
- Le savant allemand Otto von Guericke démontre qu'il est possible de faire du vide.
- Le savant hollandais Christiaan Huygens invente l'horloge à pendule.
- Les Suédois attaquent le Danemark et font le siège de Copenhague.
- 15 décembre : Michel Richard Delalande, compositeur français
- 10 novembre : Anders Bille, Rigsmark danois (° 1600).
- : David Bailly, peintre néerlandais, Leyde (° 1584).
ko:1657년
Roi de FranceAu temps des Mérovingiens et des Carolingiens, à la mort d'un roi, le royaume était partagé entre chacun de ses fils. Le trésor public et les biens privés du souverain, en effet, se confondaient : cela s'expliquait principalement par le fait que la notion d'État - qui n'existait pas chez les Germains - s'était perdue depuis la chute de l'Empire romain. Ce n'est que plus tard que la règle changea et qu'un seul héritier fut désigné, alors que le droit écrit faisait un retour et que l'État renaissait.
D'autre part, la notion de France n'est apparue que progressivement au cours des siècles. Certains considèrent qu'on ne peut parler de la France qu'à partir du traité de Verdun qui serait aussi à l'origine de l'Allemagne (843), voire à partir de l'accession d'Hugues Capet au pouvoir (987). On suivra ici la tradition la plus commune en France, qui fait remonter l'origine du pays à l'unification des Francs par Clovis Ier.
La présente liste comporte des rois qui n'ont régné que sur une partie de la France d'alors et des rois qui ont régné sur la totalité. Les premiers sont écrits en italique.
Voir aussi
- Liste des présidents de la République française
Monarques de France, Liste des
Monarques de France, Liste des
France
France
-
-
ja:フランス君主一覧
Saint Empire romain germaniqueCatégorie:Histoire de l'Allemagne
Catégorie:Saint Empire romain germanique
Le Saint Empire romain germanique ou Saint Empire romain de (en) nation germanique (en allemand Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation, en latin Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ) était un regroupement politique des terres d'Europe occidentale et centrale au Moyen Âge. L'adjectif saint n'apparaît que sous le règne de Frédéric Barberousse - attesté en 1157.
Sa superficie a beaucoup varié dans le temps autour de l'Allemagne et de l'Autriche actuelle, comprenant longtemps la France de l'Est et l'Italie du Nord.
Il est l'héritier de l'Empire d'Occident des Carolingiens qui avait disparu en 924. Ce dernier prétendait lui-même restaurer l'Empire romain, ce qui justifie le terme romain dans son intitulé. Cependant Henri II fera graver dans son sceau : « Renovatio Regni Francorum » (« Rénovation du Royaume des Francs »). Et l'empire en son ensemble est parfois appelé Imperium Teutonicorum, Empire (ou : Règne) des Teutons, « Teut~on » étant pour cette époque une variante-déformation de ce qui deviendra le terme allemand actuel « Deut~sch », tandis que « Alle~mand » est la variante-déformation francisée de « Alle Männer » (tous les hommes).
Voltaire fera plaisamment remarquer que cet Empire n'est "ni saint, ni germanique, ni romain", et, à le suivre sur cette voie, la France n'est pas non plus la France, puisque, rapportée aux Francs, elle englobe l'Allemagne.
Cet Empire apparaît avec le couronnement impérial d'Othon I le 2 février 962. En 982, Othon II, son fils prend le titre dImperator Romanorum (« empereur des Romains »). Henri II est sacré Rex Romanorum (« roi des Romains ») en 1014. Au on parle déjà du Saint Empire (terme attesté à partir de 1157) qui devient en 1254 Saint Empire romain pour aboutir à sa forme finale à la fin du (terme attesté de façon certaine à partir de 1512).
Selon la tradition, il fut dissout en 1806 par Napoléon I ; cela est techniquement faux car à supposer qu'il en eût l'intention, l'empereur François II l'avait devancé en « déposant le titre impérial ». Selon la jurisprudence constante de la Cour constitutionnelle de l'Allemagne actuelle à Karlsruhe, et sans contestation d'aucune chancellerie, du fait de l'acte conservatoire de François II par la déposition du titre impérial, cet empire subsiste encore aujourd'hui, de manière ininterrompue comme sujet de droit international, simplement dépourvu d'organes (pour une explication plus complète, cf. entrée Troisième Reich, sur l'inspiration de cette dénomination ultérieure).
Composantes géographiques
Les étapes de la construction germanique
Troisième Reich
Le Saint Empire romain germanique a pour base territoriale la Francie Orientale du traité de Verdun (bientôt nommée Germanie ou Regnum Teutonicorum). En 843, l'empire carolingien se scinde en effet en trois territoires de taille égale : la Francie occidentale (base du futur royaume de France) de Charles le Chauve, la Francie médiane de Lothaire 1 et la Francie orientale, dirigée par Louis le Germanique. En 870, par le traité de Meerssen, puis en 880 par le traité de Ribemont, cette dernière s'accroît d'une partie du royaume de Lotharingie. Au début du , la Germanie comprend cinq duchés principaux: la Souabe, la Franconie, la Bavière, la Lotharingie et surtout la puissante Saxe.
En 962, le roi de Germanie Otton I est couronné empereur à Rome. En 1014, il obtient le royaume d'Italie (en fait le nord de la péninsule) et en 1033-1034 le royaume de Bourgogne, après la mort de Rodolphe III. Ainsi, au milieu du , le souverain cumule quatre couronnes : celles de Germanie, de Bourgogne, d'Italie et de l'Empire. Son prestige est immense en Europe occidentale.
La suzeraineté du roi de Germanie est reconnue en plusieurs occasions par les princes et souverains du Danemark, de Hongrie et de Pologne. L'Empire atteint un premier apogée avec Henri VI : Richard Cœur-de-Lion reconnaît la vassalité de l'Angleterre, Tunis et Tripoli versent un tribut, Léon d'Arménie transfère en 1194 son hommage de Byzance à l'empire germanique, Amaury II de Lusignan, roi de Chypre se reconnaît vassal en 1195 et finalement le basileus Alexis III lui verse un tribut.
Cependant l'Empire subira le pouvoir d'érosion du royaume de France dans sa lente avancée vers le Rhin et les Alpes, la défection de la Suisse et l'indépendance, de fait sinon de droit des principautés italiennes. Les Pays-Bas se détachèrent de l'Empire en 1648 et le titre d'empereur devient creux. Ses frontières restèrent alors stables jusqu'à sa dissolution en 1806, même si leur signification était assez théorique quand les deux principaux éléments de l'Empire (Prusse et Autriche) comprenaient plus de terres hors que dans l'Empire.
La dynastie des Saliens
Le fut marqué par une série de conflits entre le pape et l'empereur. La Querelle des Investitures opposant Henri IV puis Henri V aux différents souverains pontifes ne fut réglée de façon pragmatique qu'avec le Concordat de Worms de 1112. Ces luttes ont amené le renforcement de l'autorité du pape et l'affaiblissement du roi de Germanie.
Voir les articles détaillés :
- Henri III
- Henri IV
- Henri V
- Querelle des Investitures
- Concordat de Worms
- Grégoire VII
Principautés, villes libres et successeurs des premiers ducs
Quand, avec la mort de Frédéric II en 1250, la politique impériale s'effondra, l'Allemagne se trouva du même coup privée d'un pouvoir central ; les villes et les princes surent exploiter la situation en leur faveur et parvinrent ainsi à l'autonomie, si bien que l'Allemagne du bas Moyen Âge s'émietta en une multitude de petites principautés indépendantes et de villes libres. Le mouvement avait d'ailleurs commencé sous le règne de Frédéric II auquel les grands vassaux avaient arraché des droits étendus. Le système féodal subsistait, en principe, mais il était miné par les institutions nouvelles. La conception du prince (Fürst) avait évolué au cours des siècles précédents. Tandis qu'autrefois, ce titre désignait indifféremment tous les seigneurs, il fut peu à peu réservé à ceux-là seuls, laïques ou ecclésiastiques, qui se trouvaient dans la dépendance immédiate du roi et se considéraient, plus ou moins, comme de petits souverains. Ils constituaient désormais la caste des princes d'Empire qui se distinguait à son avantage du reste de la noblesse.
Les princes surent établir, peu à peu, un droit de juridiction toujours plus étendu, si bien que le Tribunal d'Empire perdit toute importance. Petit à petit, ils s'emparèrent des anciens droits régaliens. Et tandis que les vassaux de la couronne s'affranchissaient ainsi du pouvoir royal, ils surent, du même coup, augmenter leur puissance en dépouillant leurs propres vassaux de leurs compétences juridiques et officielles et en les transférant à des fonctionnaires dociles et révocables auxquels ils confièrent l'exercice de la justice, la responsabilité de l'établissement et de la perception des impôts, et des fonctions militaires et de police. La noblesse ministérielle fut écartée au profit des juristes-bourgeois, versés dans la connaissance du droit romain et doués des talents qui font les bons fonctionnaires d'État.
Les princes organisèrent leur cour. Ils eurent une chancellerie, leur sceau. Ainsi plusieurs territoires devinrent, en fait sinon en droit, de petits États souverains. Tels furent les duchés, quelques comtés indépendants et même un petit nombre d'évêchés et d'abbayes. Ils avaient leur administration autonome, leur propre législation, exerçaient à la fois le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Ils possédaient des forces militaires et s'appuyaient sur un système financier soigneusement organisé.
Les princes-électeurs
Depuis le milieu du , les princes-électeurs (Kurfürsten) occupent une place privilégiée. Le droit d'élection avait longtemps appartenu à tous les princes laïques et ecclésiastiques, mais plus tard, il se trouva réservé à sept personnages, qui étaient : princes-électeurs
- l'archevêque de Cologne,
- l'archevêque de Trèves,
- l'archevêque de Mayence,
- le duc de Saxe,
- le roi de Bohême,
- le margrave de Brandebourg,
- le comte palatin du Rhin.
Ces électeurs formèrent une caste à part. Ils surent prendre une influence croissante dans le gouvernement de l'Empire et utiliser leur situation favorable au profit de leurs principautés. La Bulle d'Or de 1356 leur octroya des privilèges qui leur assuraient une situation nettement supérieure à celle des autres princes. Mais l'ambition de ces derniers se réveilla et, avec le temps, ils obtinrent des avantages et devinrent, en plus d'un domaine, presque les égaux des électeurs. Ainsi, dans le bas Moyen Âge, l'Empire se transforma en une sorte de confédération d'États princiers qui n'avaient entre eux qu'un lien très lâche. Dès lors, ce ne furent plus les intérêts du royaume, mais ceux de leur propre État, qui dominèrent les princes. Le chef du royaume, lui-même, régnant en prince sur le patrimoine qu'il avait hérité de sa famille, n'était roi qu'accessoirement.
Villes libres
À côté des États princiers, cette confédération comprenait aussi un grand nombre de villes libres. L'évolution politique des villes au Moyen Âge est déjà connue. Au et au cours du bas Moyen Âge, en Allemagne, de grands progrès furent réalisés dans le sens de l'autonomie. Les villes, enrichies par le commerce, purent prétendre à un rôle politique. Dès la chute des Hohenstaufen, elles trouvèrent moyen de s'affranchir de leurs maîtres et de s'assurer des droits souverains : droit de juridiction, droit de lever des impôts, de tenir des marchés, de frapper monnaie, d'exiger l'octroi, d'autres encore.
Elles s'organisèrent elles-mêmes, se donnèrent un conseil et un maire (Schultheiss ou Bürgermeister). Ce dernier fut d'abord un aristocrate, mais, depuis le , il fut de plus en plus fréquemment choisi parmi les membres des corporations et ces villes devinrent, beaucoup plus vite que les principautés, de petits États modernes, parfaitement organisés, tenant en mains tous les pouvoirs. Dans chacune d'elles, les impôts et le service militaire étaient des obligations qui incombaient à tous également. La ville, enfin, se chargea de l'assistance publique. Elle ouvrit des hospices, des hôpitaux, des écoles. Elle prit même en mains la surveillance de la moralité publique et de la circulation.
Certaines villes parvinrent à constituer une confédération qui joua un rôle politique, à l'égal de certains États : la Hanse.
Toutes les villes n'arrivèrent pas à l'autonomie complète. Le plus grand nombre, malgré des privilèges importants, devait encore reconnaître l'autorité d'un seigneur, dans certains domaines tout au moins. Mais dans les derniers temps du Moyen Âge, l'Allemagne comptait de soixante-dix à quatre-vingts villes parfaitement autonomes. On les appelait villes d'Empire, parce qu'elles dépendaient de l'Empereur seulement. Beaucoup d'entre elles surent faire entrer dans leur sphère d'influence la campagne environnante et devinrent ainsi des États républicains minuscules. Ce fut le cas, par exemple, de Nuremberg, Ulm, Francfort, Hambourg, Rothenbourg. Aucune cependant ne prit autant d'autorité et de prestige que Berne qui dominait sur un grand territoire et développa ses forces intérieures à tel point qu'elle osait se mesurer avec les plus grands princes. L'Allemagne a donc connu, à la fin du Moyen Âge, des États centralisés, administrés par des fonctionnaires. Tandis qu'en Sicile d'abord, puis dans les républiques italiennes et en France, le système féodal était remplacé par le fonctionnarisme et disparaissait devant des États centralisés qui réunissaient en une seule main les anciennes compétences, jadis réparties entre un très grand nombre. L'Allemagne ne connut le système que partiellement. Elle n'eut pas une politique générale. Alors que la France devenait un tout, l'Empire allemand se morcelait à l'infini pour avoir gaspillé ses forces dans la vaine poursuite de la domination universelle.
Emiettement des duchés
Le morcellement ne désagrégea pas seulement l'Empire, il se fit aussi au détriment des grands duchés de naguère. Ceux-ci, à la fin du règne des Hohenstaufen, étaient, à l'exception de la Bavière, complètement désorganisés et leurs territoires se trouvaient répartis entre une foule de petits seigneurs laïques ou ecclésiastiques. Sur le territoire de la Franconie se formèrent, au nord, le landgraviat de Hesse et le comté de Nassau. À l'est, l'évêque de Wurzbourg se tailla un grand domaine, malgré l'opposition de plusieurs villes qui prirent les armes contre lui. Nuremberg devint le centre d'un État indépendant, tandis qu'au bord du Rhin, une branche de la famille des Zaehringen s'assurait la possession du margraviat de Bade qui fut le noyau d'un beaucoup plus grand État, constitué peu à peu. Au sud du Main, sur les deux rives du Rhin, l'électorat du Palatinat naquit d'un ancien domaine des Hohenstaufen. Ces propriétaires revêtirent la charge de comtes palatins (du palais) et prirent, du même coup, le titre de princes d'empire. Puis le pays passa aux mains d'une branche cadette des Wittelsbach et, dès le début du , fut étroitement relié à la Bavière, mais pour peu de temps. Cependant, le Palatinat bavarois, au nord de la Bavière, resta attaché au Palatinat rhénan. Le comte palatin du Rhin figure dans la Bulle d'Or en qualité de prince-électeur. Robert I fonda l'université d'Heidelberg en 1386. En 1410, la dynastie palatine se divisa en quatre branches dont deux étaient destinées à une longue durée: celle qui conserva la dignité électorale, et les Simmern-Zweibrücken qui, plus tard et jusqu'en 1918, gouvernèrent la Bavière.
Une catastrophe avait atteint le duché de Saxe sous Henri le Lion ; il s'était émietté en une foule d'évêchés: Brême, Munster, Osnabruck, Paderborn, Hildesheim, Halberstadt, Magdebourg et de petits États laïques dont les principaux furent le duché de Brunswick-Lunebourg et le comté (plus tard duché) de Holstein, qui se rattacha au duché danois de Slesvig. Le titre de duché de Saxe ne se rapporta plus qu'au territoire qui entoure Wittenberg et qui revint à un fils d'Albert l'Ours. Cet État devint un électorat et en 1423, passa aux mains du margrave de Meissen-Wettin, qui possédait déjà la Thuringe orientale. Ainsi naquit une nouvelle Saxe qui, à part son nom, n'avait rien de commun avec l'ancien duché. Dès 1485, il y eut un électorat et un duché de Saxe, parce que deux frères, Albert et Ernest, se partagèrent le territoire. Quant à la Marche du Nord, qu'Albert l'Ours étendit jusqu'à la Marche de Brandebourg, elle était destinée à un grand avenir. La Souabe fut plus morcelée encore que les deux États précédents. Dans le bassin du Neckar, les comtes de Wurtemberg se taillèrent peu à peu un grand territoire qui fut élevé au rang de duché en 1495. L'Alsace, qui avait été un duché à l'époque mérovingienne, se divisa, aux environs de 1200, en deux landgraviats, la Haute et la Basse-Alsace (Sundgau). Tandis que la Haute-Alsace était en grande partie rattachée à l'évêché de Strasbourg, le Sundgau revint aux Habsbourg, en même temps que le Brisgau, sur la rive droite du Rhin. Au , franchissant les Alpes, les Habsbourg parvinrent jusqu'au Danube et, unissant l'ancien territoire de la Marche de l'Est avec celui des Alpes orientales, ils créèrent un nouvel État, l'Autriche (Österreich, le royaume de l'est). C'eût été un vaste État alpin, d'un seul tenant, si la Confédération des cantons suisses n'y avait peu après ouvert une brèche. Depuis la fin du , elle se développa entre les Alpes, le Rhin et le Jura, tandis que, par des luttes héroïques, elle résistait aux prétentions des princes voisins et se dégageait de la suzeraineté de l'empire.
Le duché de Bavière subsista. Cependant au , il se vit enlever par les Habsbourg des territoires acquis naguère par ses princes dans la région des Alpes, notamment la vieille Marche de l'Est, et les duchés de Styrie, Carinthie et Carniole, en 1282, puis plus tard, en 1363, le comté du Tyrol. Dans cette région, l'évêché le plus important était celui de Salzbourg. Quant aux territoires qui s'étendaient à la limite occidentale, de la Frise à la Provence, l'Empire n'y avait jamais pris fermement pied. Une frontière très artificielle avait été marquée au entre les pays germaniques et le royaume des Francs, mais elle englobait, dans l'Empire, des territoires dont la population était latine de langue et de mentalité, donc portée à regarder vers l'ouest. Comme l'empire n'exerçait pas de force d'attraction, tout au contraire de la France, il était inévitable qu'il perdît plusieurs territoires au profit de sa voisine. La Lorraine fut divisée de bonne heure en deux duchés de Haute et Basse-Lorraine. Le premier, qui recouvrait les cours supérieurs de la Meuse et de la Moselle, fut seul à conserver son nom. La Basse-Lorraine se morcela en plusieurs États, les duchés de Luxembourg, de Brabant et de Gueldre et les comtés de Flandres, de Seeland et de Hollande. Au , tous ces territoires furent réunis au duché de Bourgogne, mais ils n'en restèrent pas moins terres de l'Empire. En 1477, ils passèrent aux Habsbourg par voie d'héritage, ce qui ne change rien au fait qu'ils échappaient peu à peu à l'Empire pour mener leur vie propre, dans le domaine politique comme dans le domaine culturel. Le royaume de Bourgogne se détacha peu à peu, sans que les droits impériaux eussent jamais été formellement dénoncés. En 1246, le comté de Provence tomba aux mains d'une branche cadette des Capétiens, la Maison d'Anjou. Le Dauphiné fut rattaché à la France en 1349.
Institutions
1349
- Cercle : la diète d’Augsbourg de 1500 fixe à six le nombre de Cercles : Bavière, Basse-Saxe, Souabe, Franconie, Westphalie et le Haut-Rhin, enfin les diètes de Trèves et de Cologne portent leur nombre à 10 ajoutant les Cercles d’Autriche, de Bourgogne, de Haute-Saxe et le Cercle Electoral. La Diète de Nuremberg en 1522 fixe définitivement le nombre de Cercles à dix :
- Diète d'Empire
- Diète des Cercles
- Mois romain : taxe que chacun des États immédiats est tenu de fournir pour l’entretien des troupes levées pour leur défense commune, soit sous forme de soldats équipés, cavalier ou fantassin, soit sous forme d’argent
Voir aussi
ja:神聖ローマ帝国
zh-min-nan:Sèng Roma Tè-kok
Léopold Ier du Saint-Empire
Leopold Ier du Saint Empire (né à Vienne en 1640 - Décédé à Vienne en 1705), roi de Hongrie-Croatie, et roi de Bohême (1656), puis archiduc d'Autriche et empereur germanique (1658). Fils de Ferdinand III de Habsbourg (1608-1657) et de Marie Anne d'Espagne (1606-1646).
Mariages et descendance
En 1666, il épouse Marguerite d'Espagne (1651-1673) fille de Philippe IV d'Espagne (1605-1665). Ils eurent une fille :
- Antoinette (1669-1692) qui épouse en 1685 Maximilien II (1662-1726), électeur de Bavière.
En 1673, Léopold I épouse Claude-Félicité (1653-1676).
Il se remarie en 1676 avec Eléonore de Neubourg (1665-1720) avec qui il aura quatre enfants :
- Joseph, futur empereur du Saint-Empire ;
- Marie-Elisabeth (1680-1741) ;
- Marie-Anne (1683-1754) qui épouse en 1708 Jean V du Portugal (1689-1750) ;
- Charles (1685-1740), futur empereur du Saint-Empire.
Le chef de guerre
Léopold 1er passa une bonne partie de sa vie à faire la guerre, réussissant à neutraliser la puissance ottomane. Avec l'Empire il héritait une guerre avec la Suède à laquelle il mit fin en 1660. Puis ce fut une première guerre avec les Turcs (1663-1664) qui se termina en août 1664 par la victoire du généralissime Raimondo Montecuccoli à la bataille de Saint-Gotthard sur la Raab — la seule où le Roi de France ait jamais été allié des Habsbourg contre les Ottomans, et la conclusion d'une trêve de vingt ans au Traité de paix de Vasvár.
Après une victoire militaire pourtant décisive, ce traité permettait au Sultan de conserver ses conquêtes faites depuis 1660, notamment aux dépens de Petar Zrinski, seigneur de Cakovec, qui y vit une trahison par Léopold de ses engagements de défense en tant que Roi de Hongrie ; en 1670, les seigneurs croates Petar Zrinski et Fran-Krsto Frankopan complotèrent avec les "mécontents de Hongrie" pour détacher des Habsbourg la couronne de Hongrie-Croatie, la proposant au Roi de Pologne, à Louis XIV et en désespoir de cause au Sultan lui-même. Ils furent exécutés en 1671 et leurs terres confisquées.
À l'expiration de la trêve de Vásvar, les Ottomans repartirent en guerre et mirent le siège devant Vienne sous la direction du Grand Vizir Kara Mustapha. L'armée de secours dirigée par le Duc Charles de Lorraine et le Roi de Pologne Jean III Sobieski écrasa les assiégeants le 12 septembre 1683 à la Bataille du Kahlenberg. Ce fut le point de départ d'une "guerre de libération" qui devait se conclure en 1699 par le Traité de Paix de Karlowitz (en serbe Sremski Karlovci), qui rendait à la couronne de Hongrie-Croatie ses possessions de Slavonie, Syrmie, Bácska et Banat, que Soliman le Magnifique avait conquises au XVI° siècle.
Entre-temps, Léopold avait affermi la possession des Habsbourg sur cette couronne, obtenant en 1687 à Presbourg (alors capitale de la Hongrie sous le nom allemand de Preßburg, hongrois de Pozsony, croate de Požun, aujourd'hui en slovaque Bratislava) que le Roi de Hongrie ne soit plus choisi par une assemblée nobiliaire mais par voie de primogéniture. En même temps, il faisait abolir l'article 31 de la Bulle d'or de 1222 qui autorisait la noblesse à se révolter contre le Roi de Hongrie si celui-ci violait le Droit.
Léopold eut moins de chance dans ses guerres contre Louis XIV, guerre de Hollande (1672-1679) puis guerre de la ligue d'Augsbourg (1688-1697). Avant sa mort il engagea l'empire dans une troisième guerre, la guerre de Succession d'Espagne.
Voir aussi
- Léopold Ier d'Autriche (pour ne pas confondre).
Leopold 01 du Saint-Empire
Leopold 01 du Saint-Empire
Leopold 01 du Saint-Empire
Leopold 01 du Saint-Empire
Leopold 01 du Saint-Empire
Catégorie:Roi de Hongrie
Catégorie:Roi de Bohême
Leopold 01 du Saint-Empire
Leopold 01 du Saint-Empire
ja:レオポルト1世 (神聖ローマ皇帝)
1658Catégorie:1658
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Cette page concerne l'année 1658 du calendrier grégorien.
Événements
Afrique
- Les Français fondent Saint-Louis au Sénégal.
Asie & monde indien
- 31 juillet : Aurangzeb est proclamé empereur moghol de l'Inde. (fin du règne en 1707).
- Les Hollandais expulsent les Portugais de Ceylan et prennent Jaffna.
Europe
- Début de la dictature de Richard Cromwell en Angleterre (fin en 1659).
- Début du règne de Léopold I, empereur romain germanique (fin en 1705).
- Les Anglais reçoivent la ville espagnole de Dunkerque.
- Les missionnaires quakers Catherine Evans et Sarah Cheevers tentent de gagner Alexandrie mais sont emprisonnées à Malte.
- Par le traité de Roskilde, les Danois abandonnent leurs prétentions sur le sud de la Suède.
- Expulsion des sociniens de Pologne.
Sciences & techniques
- Fondation de l'Académie des Sciences à Paris.
- Le savant hollandais Jan Swammerdam fait la première description d'un globule rouge (du sang d'une grenouille) grâce au microscope.
- 5 mars : Antoine de la Mothe Cadillac, explorateur français, fondateur de Détroit, États-Unis
- 22 avril : Giuseppe Torelli, musicien italien
- 10 juillet : Luigi Ferdinando, comte de Marsigli, géographe et naturaliste italien († 1730)
- 3 septembre : Oliver Cromwell, Lord Protecteur d'Angleterre
ko:1658년
1896Catégorie:1896
Cette page concerne l'année 1896 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Massacres en Crète.
France
Affaire Dreyfus
- En mars, Affaire Dreyfus : Interception du télégramme (le « petit bleu ») adressé par Schwartzkoppen à Hesterhazy.
- En juillet, Affaire Dreyfus : le lieutenant-colonel Georges Picquart constate la similitude de l'écriture du bordereau et celle d'Hesterazy, il alerte en vain ses supérieurs.
- 6 novembre : Bernard Lazare publie à Bruxelles « Une erreur judiciaire, la vérité sur l'affaire Dreyfus ».
- En décembre, Affaire Dreyfus : une nouvelle enquête aboutit à un non lieu en faveur d'Hesterazy.
- L'Exposition nationale à Genève attire six millions de visiteurs.
- Création de l'entreprise Landis & Gyr à Zoug.
Afrique noire
- 1 mars : Victoire du Négus Ménélik II contre les troupes italiennes à Adoua en Éthiopie, garantissant l'indépendance de son pays.
- Début de la reconquête de Madagascar par Gallieni (fin en 1905).
Amériques
Amérique latine
- Début de la politique espagnole de « concentration » dans la lutte contre les indépendantistes cubains.
- Grande famine à Cuba, 50 000 morts à La Havane.
Amérique du Nord
- 4 janvier : L'Utah devient le quarante-cinquième état de l'Union américaine.
- 18 mai : Dans son arrêt Plessy v. Ferguson, la cour suprême des États-Unis reconnaît aux États le droit d'imposer la ségrégation raciale, pourvu que les conditions offertes aux deux races soient égales.
- 11 juillet : Wilfrid Laurier Premier ministre du Canada
- En novembre, élection de William McKinley (R) comme Président des États-Unis.
- 29 décembre : Massacre de 300 Indiens à Wounded Knee Creek par les soldats du 7e de cavalerie, chargés d'escorter le chef indien Big Foot à un paw-waw ; 13 Étatsuniens meurent, victimes de tirs amis.
- La construction du Canadian Northern Railway et terminé.
- Création du Dow Jones
Asie & sous-continent indien
- 15 janvier : Accord franco-britannique sur les sphères d'influence au Siam.
- Éclatement d'une rébellion anti-espagnole aux Philippines.
- Le Royaume-Uni met sur pied la Fédération des États Malais avec Kuala Lumpur comme capitale.
- 15 juin : Un tsunami tue 27 000 personnes au Japon.
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- Massacres en Arménie.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1896 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1896 au cinéma
- Sports : 1896 en sport
- Arts & cultures :
- Le compositeur italien Giacomo Puccini écrit son opéra « La Bohème ».
- 15 février 1896 : Le fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl (1860-1904), publie « L'État juif, recherche d'une réponse moderne à la question juive », (Der Judenstaat).
- Sciences & techniques :
- Le savant anglais Havelock Ellis commence ses travaux sur la psychologie de la sexualité.
- Le savant français Antoine Henri Becquerel découvre la radioactivité de l'uranium.
- Les savants français Pierre et Marie Curie découvrent le radium.
- 10 août - Otto Lilienthal se tue en planeur. Il effectua quelques 2 000 vols sur les 18 machines qu'il construisit entre 1891 et 1896. Ces machines volantes tenaient plus du deltaplane que de l'avion.
- 12 septembre - Octave Chanute construit des planeurs. Le vol le plus long est de 123 mètres pour 14 secondes de vol.
- Économie :
- 26 mai : Création du Dow Jones.
- 8 février : King Vidor, réalisateur américain
- 18 février : André Breton, écrivain et poète français
- 24 février : Richard Thorpe, réalisateur américain
- 30 mai : Howard Hawks, scénariste, producteur et réalisateur américain
- 16 juillet : Trygve Lie, homme d'état norvégien et 1er Secrétaire général de l'ONU
- 16 juillet : Ahmad Chah, dernier souverain iranien de la dynastie des Qadjar
- 4 septembre : Antonin Artaud, dramaturge et poète français
- 17 septembre : Denise Grey, comédienne française
- 2 octobre : Jacques Duclos, résistant, homme politique français
- 8 janvier : Paul Verlaine, poète français
- 29 mai : Auguste Daubrée, géologue français
- 23 juin : Joseph Prestwich, géologue britannique
- 10 août : Otto Lilienthal, aviateur allemand
- 13 août : Sir John Everett Millais, peintre anglais
- 23 septembre : Gilbert Duprez, chanteur d'opéra français
- 3 octobre : William Morris, peintre, écrivain et décorateur anglais
- 11 octobre : Anton Bruckner, compositeur autrichien
- 18 octobre : Antonio Meucci, inventeur italo-américain
- 20 octobre : Félix Tisserand, astronome français
- 10 décembre : Alfred Nobel, industriel suédois et instigateur des prix Nobel
- Frederick Leighton, peintre et sculpteur anglais
- Karl Verner, linguiste danois
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Nicolas II de Russie
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Nicolas II Alexandrovitch (en russe Николай Александрович), de la maison Romanov, né le 6 mai 1868 à Tsarskoïe Selo, éxécuté le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg, fut le dernier empereur couronné en Russie. Son titre était « Nicolas II, empereur et autocrate de toutes les Russies ».
Nicolas II est le fils de l'empereur Alexandre III, auquel il succéda le 1894 et de Dagmar du Danemark (1847-1928), fille de Christian IX roi du Danemark. Le 26 novembre 1894, il épousa la princesse Alice de Hesse-Darmstadt (1872-1918) fille de Louis IV de Hesse-Darmstadt et d'Alice de Saxe-Cobourg et Gotha. Alice de Hesse-Darmstadt est la petite-fille de la reine Victoria et d'Albert de Saxe-Cobourg et Gotha. Alice de Hesse-Darmstadt est connue en Russie sous le nom d'Alexandra Fedorovna.
Nicolas II et Alexandra Feodorovna eurent cinq enfants: un fils, le tsarévitch Alexis Nicolaïevitch (1904-1918) et quatre filles: Olga Nicolaïevna (1895-1918), Tatiana Nicolaïevna (1897-1918), Maria Nicolaïevna(1899-1918) et Anastasia Nicolaïevna (1901-1918).
Mal préparé à assumer ses fonctions, Nicolas II est considéré par les historiens comme un homme faible, sans volonté, subissant constamment l'influence de son épouse (à laquelle il voue un amour sans faille) ou de ses conseillers. Jugé entêté, incapable de refus, il était trop délicat et bien élevé pour se déterminer grossièrement et, plutôt que refuser, préfère se taire.
Son épouse, Alexandra, est méprisée par les russes en raison de ses origines allemandes mais aussi en raison de l'amitié qu'elle voue à un thaumaturge, Grégori Raspoutine, qui devient l'intime de la famille impériale : capable de guérir les crises d'hémophilie dont souffre le tsarévich Alexis, Raspoutine prendra une très grande influence sur Nicolas II et sur son épouse.
= L'Empereur autocrate =
Elevé par des précepteurs conservateurs, Nicolas II se considère comme le "Maître de la terre russe" et entend, dès son avènement, poursuivre la politique menée par son père, fondée sur le maintien de l'autocratie.
En 1902, Nicolas II confie au comte Plehve le ministère de l'Intérieur ; s'il éprouve de la sympathie pour les idées constitutionnelles, Plehve développe une politique très conservatrice.
Développement économique
A son avènement, Nicolas II révoque les ministres de son père à l'exception du ministre des Finances, Serge Witte, qu'il charge d'achever la réforme financière qu'il a engagée sous le règne d'Alexandre III afin d'assurer la parité monétaire. Malgré leurs divergences de caractère, Nicolas II approuvera la politique de développement économique intensif menée par son ministre.
Le 3 janvier 1897, le rouble-or est restauré. La principale pièce d'or est l'impérial (15 roubles) ; on frappe aussi un demi-impérial (7 roubles cinquante kopecks) ; cette remise en ordre du système financier donne une nouvelle impulsion au développement de l'industrie, et surtout l'industrie lourde.
Les progrès réalisés dans le domaine du développement économique entraînent cependant des mouvements sociaux, ainsi qu'un essor de la culture russe. Nicolas II refuse cependant de voir ces conséquences d'une politique économique qu'il soutient et s'efforce de maintenir les fondements de son pouvoir absolu.
Russification des provinces russes
Sur le plan intérieur, Nicolas II ne s'écarte pas de la politique conservatrice de son père, Alexandre III : sa première déclaration publique, lors de son avènement, condamne les zemstvo tolérés par Alexandre III ; en 1897, il envoie le général Golitsyne russifier les Etats du Caucase ; en 1898, il nomme gouverneur général de Finlande Nikolai Bobrikov, qui entreprend de russifier la population.
= L'Empire constitutionnalisé =
La défaite de 1905, face au Japon, fragilise Nicolas II, qui perd son symbole de protecteur unique de l'Etat. De plus, le développement économique renforce la question agraire.
Au lendemain du Dimanche rouge du 9 janvier 1905, Nicolas II promulgue, le 18 février 1905, trois actes gouvernementaux accordant la convocation d'une assemblée représentative. Ce manifeste réaffirme cependant l'intangibilité du pouvoir autocratique. Deux institutions apparaissent le Conseil des ministres, dont le président sera le Comte Witte, et la Douma.
Le 27 avril 1906, Nicolas II octroie une "Loi fondamentale de l'Etat", qui constitue une véritable Constitution. Cette Loi fondamentale transforme la Russie en une monarchie constit |